Si vous souhaitez conduire au pays du Soleil Levant, en plus de devoir vous habituer à la conduite à gauche, il y a quelques points supplémentaires à prendre en considération. Petit tour d’horizon pour vous offrir un guide du permis de conduire au Japon !

Première chose à savoir : le permis international français n’est pas valide sur le territoire japonais ! En effet, il est possible d’obtenir son permis international gratuitement en faisant la demande à la préfecture depuis la France. Cependant, comme la France n’a pas signé la Convention de Genève de 1949 avec le Japon, les ressortissants français ne sont pas autorisés à conduire avec ce document sur le territoire. Ça commence bien ! (valable également pour la Belgique et la Suisse)

Japanese driving license

Comment obtenir un permis de conduire au Japon?

Si vous ne restez pas plus de 12 mois sur le territoire, il est possible de conduire avec votre permis français à condition que vous l’ayez fait traduire. Pour ce faire, vous pouvez soit contacter une agence en France avant de partir qui s’en chargera pour vous moyennant finances, soit le faire une fois sur place. Si vous choisissez de le faire au Japon, voici la marche à suivre : il faut vous munir de votre permis de conduire original, de votre passeport (il ne sera pas forcément demandé, mais c’est toujours utile de l’avoir sur soi) ainsi que du document de demande (disponible ici) et vous rendre dans un bureau de la JAF (Japan Automobile Association), ouvert de 9h à 17h30. Cliquez ici pour voir la liste de leurs adresses.

Le forfait est au prix fixe de 3000 yens, environ 23 euros. Soit le bureau dans lequel vous allez vous rendre est habilité à faire les traductions, auquel cas vous aurez votre traduction sous environ 10/15 minutes, soit vous aurez à donnez les documents à l’accueil et devrez attendre environ une semaine avant d’aller récupérer votre traduction.

Si vous avez une adresse au Japon, vous pouvez également passer par la voie postale : il faut uniquement envoyer une photocopie de votre permis de conduire, 3000 yens en liquide ainsi qu’une lettre affranchie pour le retour à la JAF. La traduction vous sera retournée sous deux semaines.

Cette traduction vous permet de conduire sur tout le territoire japonais et est valide tant que votre permis n’expire pas, à condition qu’il ne subisse aucune modification après cette dernière. Toute modification de votre document implique qu’une nouvelle traduction est nécessaire pour le mettre à jour.

Lupin III with a yellow car

Pour les expatriés

Le cas est différent si vous vivez ou que vous souhaitez vivre plus d’un an au Japon. Les procédures sont plus longues et plus complexes, différents tests et un questionnaire vont même vous attendre ! Quoi qu’il en soit, vous allez devoir passer par la case traduction. Ensuite, il faut vous rendre au centre des permis (免許センター, menkyo center) où une liste de documents vous sera demandée : la traduction de votre permis, un certificat de résidence, le permis original, votre carte de résident japonais, votre passeport et une photo d’identité.

Le tarif est de 4250 yens (2200 pour le permis et 2050 de prise en charge) et s’en suit un interrogatoire concernant l’obtention de votre permis de conduire au Japon, suivi d’un test oculaire et auditif avant le visionnage d’une vidéo de sensibilisation sur les dangers de la conduite. Ce n’est qu’après avoir passé toutes ces « formalités » que vous pourrez recevoir votre permis de conduire au Japon en bonne et due forme, avec une nouvelle photo d’identité sur fond bleu que vous devrez fournir, car requise pour ce document.

Enfin, sur la route, prudence : les limites de vitesses sont plus basses qu’en France. En général, on retrouvera 30 et 50km/h en ville, 60km/h sur les routes et 100km/h sur les autoroutes. Ensuite, soyez toujours prudent de bien respecter le sens, conduire à gauche signifie également que les priorités sont inversées !

Si c’est la première fois que vous vous lancez dans cette aventure, redoublez de prudence pour ne pas vivre de mésaventure, et bonne route !