Aliment de base par excellence au Japon, le riz compose de nombreux plats traditionnels. Si bien que les Japonais consommeraient en moyenne près de 8 tonnes de riz par an !
Bien plus qu’une simple denrée alimentaire, le riz est un véritable symbole sur l’archipel. Il est présent dans de nombreux aspects du quotidien et symbolise la force d’un état uni et prospère.

L’histoire du riz au Japon

L’histoire d’amour qui unit le riz et le Japon est très ancienne.
Originaire de Chine, le riz serait arrivé sur l’archipel il y a plusieurs siècles de cela. Et on estimerait aujourd’hui les premières connaissances en riziculture à 2 300 ans.
Depuis, les techniques de plantation et les variétés de riz se sont considérablement multipliées. Pourtant, le riz japonais reste reconnaissable entre milles.

Composé de petits grains ronds qui collent à la cuisson, le riz japonais est cultivé à la main depuis des générations. Une particularité qui fait la fierté de l’archipel et qui a poussé le pays à l’autosuffisance.
En effet, le Japon produit quasi-intégralement l’ensemble du riz qu’il consomme ! Un point d’honneur auquel le pays tient, puisqu’il considère les riz étrangers comme  »impurs », ces derniers ne respectant pas les normes de la riziculture locale.

La pousse du riz nécessite de fortes chaleurs et d’importantes quantités d’eau réparties sur de petites surfaces agricoles. En moyenne, 20 à 50 cm d’eau inondent les jeunes pousses ! Il faudra alors attendre 5 à 6 mois pour voir les premiers grains apparaître, et les rizières demandent un entretien constant. Autant de facteurs que les cultivateurs japonais s’efforcent de prendre en compte pour produire les meilleures récoltes sans avoir recours à la mécanisation.

Nommé  »Kome » (米) lorsqu’il est cru, le riz est appelé  »Gohan‘ (御 飯) quand il est cuit, ce qui signifie littéralement  »repas ».
Et ce n’est pas un hasard ! En effet, le riz sert aujourd’hui de base dans la cuisine japonaise, que soit au restaurant ou sur les tables familiales.

Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. Et avant Edo (1603-1868), le riz était considéré comme une denrée de luxe, réservée aux nobles et aux classes guerrières pour qui posséder du riz en grande quantité était alors un gage de statut social élevé.

De ce statut de marque, le riz en garde encore aujourd’hui son prix.
En effet, bien qu’il soit consommé en grande quantité, le riz n’est pas forcément bon marché. Et il faudra compter en moyenne entre 1 200 et 2 000 yens (9,30 et 15,50 euros) le kilo au supermarché pour avoir de quoi cuisiner ses repas journaliers.

Les plats à base de riz les plus répandus 

Le riz est un aliment INCONTOURNABLE de la cuisine traditionnelle japonaise.
Dite Washoku, cette dernière préconise notamment un bol de riz comme plat principal lors des repas. Le reste n’étant qu’un accompagnement selon le concept de Ichiju Sansai, un principe alimentaire qui remonterait à l’époque Heian (794-1185).

Parmi les plats comprenant du riz on compte alors bien évidemment les Sushi, où le riz est assaisonné de vinaigre après la cuisson ; les Onigiri, très pratique pour un déjeuner sur le pouce et où le riz en forme de boulette est rempli de poisson, de viande ou de légumes ; mais également des plats  »plus élaborés » comme les Donburi, ces petits bols de riz garnis de diverses choses.

Très équilibrés, les Donburi se déclinent à l’infini : bœuf (le Gyudon) ; poulet et œufs (l’Oyakodon) ; sans oublier le célèbre  »Katsu », cette viande panée très appréciée des Japonais, on en trouve à n’importe quoi !

À noter enfin que les bonbons et les pâtisseries traditionnels peuvent également contenir du riz ! C’est le cas notamment des fameux Mochi, dont la pâte est fabriquée à partir de riz gluant.

Quand on vous disait que le riz était partout !

verser du saké

Une denrée présente dans d’autres éléments du quotidien japonais

Au-delà du domaine alimentaire, le riz est également utilisé dans la fabrication de nombreuses choses.
Dans la préparation des alcools tout d’abord, avec le fameux saké (vin de riz japonais issu d’un mélange de riz, d’eau et de levure) et le Mirin (vin de riz sucré qu’on utilise comme assaisonnement dans la cuisine traditionnelle), mais également dans la fabrication du mobilier !
À l’image du tatami, qu’on utilise comme revêtement de sol dans les maisons anciennes et qui est fabriqué à partir de paille de riz.

Très présent dans l’environnement physique des Japonais, le riz est également une denrée nécessaire à la vie spirituelle de l’archipel.
En effet, que ce soit par les boulettes ou le saké, le riz sert souvent d’offrande dans les temples et les sanctuaires. C’est pourquoi, de nombreux fûts de saké sont généralement installés près des lieux de culte !

Indissociable du quotidien japonais, le riz ferait même partie intégrante du système de pensées local.
À cet égard, une idée serait répandue au Japon : la bienséance japonaise serait elle aussi cultivée dans les rizières !
En effet, les échanges commerciaux de riz étaient autrefois un bon moyen d’empêcher les querelles entre les clans, puisque qu’en cas de conflit entre un clan producteur et un clan client, les échanges cessaient et pénalisaient alors les deux parties (l’une ne faisant plus de profit et l’autre n’étant plus approvisionnée en grains). C’est pourquoi on dit que le riz était à l’origine de l’harmonie qui régnait dans les petits villages de l’archipel. Une harmonie que le Japon conserve encore aujourd’hui, à l’échelle du pays.

Le riz n’est donc pas seulement un aliment pour les Japonais. C’est une denrée indissociable de la vie quotidienne et un symbole de l’esprit national.

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