Quand on part vivre à l’étranger, il faut s’adapter à son nouvel environnement. Que ce soit en ce qui concerne mes habitudes alimentaires, mes relations avec autrui ou simplement ma manière d’être, mon quotidien a bien changé depuis que je vis au Japon…

A Rome marche comme les Romains !

Cela peut paraître étrange mais l’une des choses à laquelle j’ai eu le plus de mal à m’habituer en arrivant sur l’archipel il y a deux ans, c’est le fait de marcher à gauche ! Que dis-je, de VIVRE à gauche ! Rouler, marcher, courir, faire la queue, attendre dans les Escalators, tout se fait à gauche dans la région du Kanto ! Et j’ai eu besoin de plusieurs faux-pas pour me le mettre dans la tête. Aujourd’hui, je marche à gauche comme une vraie Tokyoïte, au point qu’il m’est difficile de m’insérer dans les files des Escalators à Osaka : dans le Kansai, on marche à droite !

Le konbini Family Mart

Supermarché et konbini, le duo gagnant

S’il y a bien une chose qui a radicalement changé depuis que je vis au Japon, c’est la manière de faire mes courses.

Si en France je ne fréquentais uniquement que mon supermarché habituel, au Japon j’ai pris l’habitude d’aller également chaque semaine dans un autre lieu : le konbini (コンビニ). Véritable institution au Japon, le konbini est une supérette qui a pour particularité d’être ouverte 24h/24 et 7j/7. Besoin d’un parapluie en urgence ? Petit creux à deux heures du matin ? Ou simple envie d’acheter un café avant de rejoindre votre bureau ? Le konbini est fait pour vous ! D’autant plus qu’il y en a un peu partout, en ville comme à la campagne !

En parlant du konbini, vous ai-je dit que c’est également là-bas que je paie mes factures ?
Si en France, il ne me serait jamais venue à l’idée d’aller régler ces dernières à la supérette, au Japon c’est obligatoire ! Que ce soient vos factures d’eau, de gaz ou d’électricité, elles vous seront envoyées par la poste tous les mois et vous devrez les régler directement en liquide dans le konbini de votre choix. Il en est de même pour le paiement de l’assurance santé nationale.

Bien que les supérettes japonaises s’avèrent très pratiques pour dépanner, j’évite personnellement d’y faire de trop grosses courses, les prix y sont généralement plus chers que dans les supermarchés. C’est pourquoi je vais toujours au moins une fois par semaine dans une grande surface. Ne serait-ce que pour acheter des produits frais, grands absents des rayons du konbini.

De nouvelles habitudes alimentaires

Si la manière de faire mes courses a évolué, mes habitudes alimentaires se sont modifiées tout autant depuis que je vis au Japon. En tête ? Ma consommation de riz ! Cela peut paraître cliché, mais je n’ai commencé à apprécier le riz qu’une fois arrivée au Japon. En curry, en sushi ou en accompagnement, j’ai aujourd’hui réussi à l’intégrer à ma routine alimentaire sans me lasser, alors que je n’en mangeais presque pas en France. Et il en est de même pour le poisson !

À contrario, j’ai drastiquement baissé ma consommation de viande rouge et de fruits, ces derniers étant assez chers sur l’archipel. J’ose à peine parler de mes envies de fromage et de charcuterie inassouvies : ces produits n’étant pas des spécialités du pays, on n’en trouve que très peu et leur prix est disproportionné.

Masque sanitaire japonais

Prendre soin de ma santé et de celle des autres !

38° au mois de juillet et pas l’ombre d’une brise, autant dire que si comme moi vous êtes sensible à la chaleur, l’été au Japon peut vite s’avérer suffocant !

Si au début de mon séjour je ne savais comment faire pour résister à de telles températures, j’ai rapidement adopté les astuces japonaises : le mouchoir en tissu et les lingettes rafraîchissantes ! Que ce soient les hommes ou les femmes, tout le monde ici porte une petite pièce de tissu pour s’éponger le front. J’ai été assez surprise la première fois que j’ai vu cela, car s’il est assez mal vu de se moucher en public, ce genre de chose ne l’est absolument pas ! Et il en est de même pour les lingettes rafraîchissantes !

Utilisés pour son confort personnel, mais également pour celui d’autrui (personne ne veut voir son voisin fondre sur son siège dans les transports en commun), ces accessoires sont alors un bel exemple quotidien de savoir-vivre à la Japonaise.

Citons également le port du masque, qui contrairement à la légende urbaine n’est pas fait pour éviter d’être incommodé par la pollution, mais pour empêcher de contaminer les autres lorsque nous sommes malades. Penser à autrui avant de penser à soi, c’est notamment ce que j’ai pu apprendre en vivant au Japon.

Un nouveau rapport à l’autre

Pour conclure cet article, j’évoquerai quelque chose qui a profondément changé depuis que je vis au Japon : mon rapport à l’autre !

Si en France, je parlais pour ne rien dire, au Japon, la barrière de la langue a fait que chaque conversation monopolise désormais toute mon attention, et j’ai dû apprendre à être plus attentive à mon interlocuteur. Bien que cela puisse paraître contraignant, je pense désormais que mes conversations ont plus de sens : adapter son propos à l’autre, guetter la moindre réaction, l’échange est vécu pleinement ! Et si la barrière de la langue semble mettre une distance de prime abord avec mes interlocuteurs, les efforts de part et d’autre font en réalité que je n’ai jamais été aussi proche d’eux qu’au Japon !

Comprendre les mœurs locales, s’adapter à son nouveau quotidien, chérir les interactions et les nouvelles rencontres, vivre à l’étranger m’a fait redécouvrir la vie en société.

Pour en connaître plus sur le Japon, suivez les dernières publication du blog de Go! Go! Nihon.