Le Japon constitue l’un des pays les plus riches au monde du point de vue culturel. On y trouve une histoire intrigante, une panoplie de règles non-écrites, ainsi que ses propres costumes uniques, ce qui fait du Japon l’un des pays les plus fascinants à visiter. Et c’est dans ce pays qu’une sous-culture particulière a vu le jour : la culture otaku.

Sans passer du temps à expliquer ce que signifie le mot otaku, nous vivons dans un monde où il est courant de rencontrer une personne qui se décrit comme tel. Mais qu’est-ce que la culture otaku exactement, et pourquoi est-elle considérée comme une part de la société japonaise plutôt qu’un groupe de personnes qui s’associent à un hobby en particulier ?

Au commencement…

Née de la période de boom de l’animation japonaise dans les années 80, l’histoire de l’évolution de la culture otaku — d’une connotation négative attribuée aux parias de la société à ce qu’elle représente aujourd’hui — est liée de façon intrinsèque à l’histoire de l’industrie de l’animation. Il faut aussi se pencher sur la convention hyper populaire Comiket et son influence sur ce qui est maintenant un phénomène mondial.

Qu’il s’agisse d’une personne otaku dans le sens traditionnel du terme pour nous Occidentaux (un passioné des anime, manga, jeux vidéo) ou d’une personne avec un intérêt prononcé pour les trains ou les gadgets électroniques, cet aspect de la société japonaise est une facette solide et acceptée de la culture japonaise.

C’est précisément pour cette raison qu’il n’est pas surprenant de trouver autant d’étrangers dans des endroits comme Akihabara et Nakano Broadway. Ces endroits présentent des allées innombrables remplies de magasins qui vendent, échangent et stockent tous les produits otaku imaginables. Tant et si bien qu’il est impossible de les visiter sans trouver une foule de personnes à toute heure du jour et de la nuit.

gundam statue

La définition moderne

En tant que diplômé d’une école technique, j’ai trouvé très intéressant ce que l’un de mes sensei m’a dit, à savoir que de nos jours, il y a une distinction très claire entre un « otaku bon et acceptable », une personne qui éprouve une passion sincère pour quelque chose et cherche à la partager, et un « otaku indésirable », une personne qui impose ses préférences et idéaux sur autrui et méprise les intérêts des autres. Ces derniers paraîssent plutôt comme des fanatiques avec un excès de zèle.

Être en mesure d’avoir un débat vif, mais amusant, pour établir combien de temps il faudra à l’Équipage de Chapeau de paille pour atteindre le One Piece, ou qui est le meilleur étudiant de la classe 1-A (qui, en passant, est de toute évidence Kacchan), tout en étant capable d’affirmer faire partie d’une sous-culture dont l’impact économique a surpassé la marque des 10 chiffres est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles la culture otaku jouit d’une telle renommée.

Même lors de conversations avec des Japonais, il est difficile de se rendre à un meetup sans trouver quelqu’un qui partage votre hobby ou qui peut vous parler passionément de leur manga ou jeu vidéo favori.

Dans les salons de karaoké qui parsèment les rues de Tokyo, il est impossible de ne pas entendre dans une salle un choeur de personnes chantant Moonlight Densetsu ou We are Fighting Dreamers (à moins que vous soyez vous-même trop occupé à les chanter avec un ami).

Bref, la culture otaku s’est solidifiée en tant qu’un autre aspect de la société japonaise d’une manière que la culture pop ou geek a toujours du mal à reproduire dans leur pays respectif. C’est précisément la raison pour laquelle certains d’entre nous avons commencé à éprouver un intérêt sincère envers le Japon en premier lieu, puis avons décidé de faire le premier pas vers cette aventure que représente le pays en lui-même.

Vous aussi pouvez faire ce pas grâce aux voyages d’études de Go! Go! Nihon. Il est même possible de participer à un voyage d’étude centré sur ce sujet avec le voyage Otaku Japan. C’est cette passion, née de la culture otaku, qui nous a inspirés à créer l’un de nos programmes les plus populaires jusqu’à ce jour.

Pour en connaître plus sur le Japon, suivez les dernières publication du blog de Go! Go! Nihon.

Traduction française par Catherine Dame

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