Le maneki neko est ce petit chat que vous allez retrouver un petit peu partout lors de votre voyage au Pays du Soleil Levant, et c’est aussi la mascotte de Go! Go! Nihon ! Mais que se cache derrière ce petit chat porte-bonheur japonais qui lève la patte comme pour nous saluer à l’entrée de différents magasins et restaurants traditionnels nippons…? Nous allons tenter ici d’en savoir un peu plus !

Avant de parler de ce que représente le maneki neko dans l’imaginaire japonais, penchons-nous tout d’abord sur l’étymologie du terme. En japonais, « maneki neko » (招き猫) se traduit littéralement par « le chat qui invite ». Il est formé du verbe « maneku » (招く: inviter, provoquer, dans le sens de faire venir) et du mot « neko » (猫 : le chat). Il est aussi parfois appelé « le chat porte-bonheur », de par le rôle qu’il est censé jouer pour son propriétaire. Et la raison principale pour laquelle il orne l’entrée d’un magasin ou d’un restaurant — et parfois d’autres établissements comme des hôtels ou même une maison par exemple — est qu’il est traditionnellement considéré comme attirant la fortune, ou le bonheur.

Cerisiers en fleurs et maneki neko

L’importance de la patte levée 

Le maneki neko qui lève la patte droite et celui qui lève la patte gauche n’ont pas le même rôle. Même si la signification de la patte levée peut varier selon la région et l’époque, aujourd’hui on considère généralement que la patte droite levée attire fortune et chance, alors que la patte gauche attire les clients. On croit aussi souvent que plus haut il lève la patte, plus le chat attire la chance !

Et même si beaucoup d’Occidentaux ont l’impression que le geste de ce dernier fait plus penser à un « au revoir » qu’à une salutation, il n’en est rien : cette confusion vient du fait que les gestes utilisés au Japon et en Occident n’ont pas forcément la même signification. Comme le maneki neko, les Japonais invitent en levant la main, paume vers l’avant et faisant signe de venir avec les doigts vers le bas qu’ils baissent et relèvent dans un mouvement rapide. Vous allez vite vous rendre compte de quoi on parle lorsque vous verrez une maman faire signe à son petit de revenir vers elle au Japon ! 

Les origines du maneki neko

Généralement fabriqués en céramique ou en porcelaine, les premiers maneki neko sont apparus à la fin de l’Ère Edo (1603-1868) et l’on pense, grâce à des articles de journal que l’on a retrouvés, qu’ils étaient très populaires au début du XXème siècle… Aujourd’hui, on en retrouve beaucoup un peu partout qui sont fabriqués en plastique et qui bougent la patte dans un mouvement perpétuel de va-et-vient.

Statue de maneki neko

Quelques détails en plus…

Les maneki neko se déclinent en plusieurs gammes de couleurs, qui ont différentes significations. Le plus populaire est le tricolore, blanc avec des taches noires et rousses. On appelle cette couleur « mike » en japonais (三毛 : triple fourrure) ; elle est considérée comme un puissant porte-bonheur. On peut aussi notamment retrouver le doré qui est évidemment associé à la richesse, ou le noir, plus populaire auprès des femmes et qui est censé protéger la santé et éloigner les mauvais esprits, etc…

La race de chat qui a servi de modèle pour le maneki neko est le bobtail japonais. Comme il est très rare d’en croiser un à la triple fourrure, c’est naturellement cette couleur qui s’est imposée comme étant la plus populaire et la plus susceptible d’apporter chance, fortune et bonheur. On pense que les colliers à clochette et la bavette que les maneki neko portent autour du cou imitent les ornements que portaient les chats des riches familles de l’Ère Edo.

Les maneki neko sont souvent représentés avec une pièce en or. Cette dernière est un « koban », (小判) une pièce d’une ancienne monnaie utilisée au Japon, toujours pendant l’Ère Edo. Selon la légende, elle vaudrait l’équivalent de 1000 dollars, soit 942 euros ! On comprend maintenant pourquoi les Japonais utilisent parfois des chats comme tirelires, là où nous, nous utiliserions des cochons ;

On dit que le nom de « Hello Kitty » pourrait venir d’une traduction littérale du terme « maneki neko », tout comme on pense que le Pokémon Miaouss serait un dérivé de ce même chat traditionnel japonais…

Et vous, qu’en pensez vous ? Avez-vous déjà vu des personnages qui seraient inspirés de ce fameux « chat porte-bonheur » ?

Pour en connaître plus sur le Japon, suivez les dernières publication du blog de Go! Go! Nihon.

Obrenez le merch officiel Go! Go! Nihon

J'achète maintenant